Les Trois Petits Cochons
Une dictée racontée comme un conte
Il était une fois, au cœur d’une vallée verdoyante entourée de collines douces et de forêts murmantes, trois petits cochons qui quittaient la maison familiale pour construire leur propre foyer.
Le premier petit cochon était joyeux et pressé. « Je veux une maison vite faite ! » s’exclama-t-il en sautillant. Il choisit de la paille, légère et facile à trouver. En un rien de temps, il assembla sa chaumière dorée, chanta une chanson, puis s’installa confortablement sur un matelas moelleux. « Rien ne peut m’arriver ici ! » dit-il en riant.
Le second petit cochon, plus réfléchi mais toujours pressé, opta pour le bois. « La paille, c’est trop fragile ! » déclara-t-il. Il construisit une cabane solide, aux murs droits et au toit bien recouvert. Il planta des chardons autour pour décourager les indésirables et s’endormit, fier de son œuvre.
Le troisième petit cochon, le plus sage des trois, prit son temps. « Un foyer, c’est pour la vie », murmura-t-il en choisissant des briques rouges, lourdes mais durables. Chaque jour, il transportait patiemment les briques, mélangeait le mortier, alignait les murs avec soin. Il travailla sous la pluie, au soleil, sans se plaindre. Au bout de plusieurs semaines, sa maison se dressait, solide comme un château, avec une cheminée fumante et une porte en chêne massif.
Un matin, un loup gris au regard brillant passa par là, le ventre vide et l’esprit malin. Il huma l’air. « Ah ! De la paille… et du bois… délicieux ! »
Il se dirigea d’abord vers la maison de paille.
— Petit cochon, petit cochon, laisse-moi entrer !
— Non, non, pas avec ton grand nez pointu ! répondit le cochon.
— Alors je soufflerai, et j’abattrai ta maison ! rugit le loup.
Et il souffla… un grand coup !
Pouf ! La maison de paille s’envola en flocons dorés. Le petit cochon s’enfuit à toutes pattes vers la maison de bois.
Le loup le poursuivit.
— Petit cochon, petit cochon (et son frère aussi), laissez-moi entrer !
— Jamais ! criaient-ils en barricadant la porte.
— Alors je soufflerai, et j’abattrai votre maison !
Et il souffla… un souffle plus fort !
Crac ! Boom ! La cabane de bois s’effondra comme un château de cartes. Les deux cochons s’échappèrent en hurlant, filant droit vers la maison de briques.
Le loup, maintenant furieux, les suivit.
Devant la maison solide, il hurla :
— Petit cochon, petit cochon, ouvrez-moi la porte !
— Non ! crièrent les trois frères à l’unisson.
— Alors je soufflerai de toutes mes forces, et je détruirai votre maison !
Il inspira profondément… et souffla.
Il souffla encore.
Et encore.
Mais la maison de briques tint bon. Les murs ne tremblèrent même pas. La cheminée fumait tranquillement.
Le loup, à bout de souffle, gronda :
— J’irai par la cheminée, alors !
Mais le troisième petit cochon, malin, avait prévu le coup. Il fit chauffer une grande marmite d’eau bouillante juste sous le conduit. Quand le loup atterrit dans la cheminée… Splash ! Il hurla de douleur et s’enfuit en couinant, la queue fumante, pour ne jamais revenir.
Les trois petits cochons, réunis dans la maison de briques, burent du lait chaud et mangèrent des tartines de miel.
« La hâte mène à la paille, l’effort au bois… mais la sagesse construit une maison qui dure », dit le troisième cochon.
Et depuis ce jour, dans la vallée, on raconte encore l’histoire des trois petits cochons – dont l’un était téméraire, l’autre diligent, et le troisième, tout simplement, plus futé qu’un renard.
Et ils vécurent heureux, derrière des murs de briques, aussi longtemps que dura le vent.
POUR EN SAVOIR PLUS

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